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Ce blog donne accés à mes photos de voyage réalisées du 2 aout au 14 aout 2006 au Vietnam ! Elles n'ont pas été toutes retouchées !!! (dsl, pour la lenteur de l'avancement mais je ne suis pas une blogueuse confirmée!!). Pour l'instant, mon blog est en construction, je retoucherai mes photos au cours de vos visites! En attendant je vous souhaite un bon surf!!!!

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Pour tous ceux qui ne me connaissent pas encore,je me présente.
Je m'appelle Laetitia, j'ai 20 ans et je rentre en master1 "système écologique" à Bordeaux1.
Cet été, j'ai fait un truc qui sort un peu de l'ordinaire ... Je suis partie 15 jours en circuit au Vietnam, en solo et c'était vraiment vraiment SUPER.
Ce blog permettra à tous les gens qui ont participé à ce voyage de découvrir les multiples clichés que j'ai pu prendre durant notre aventure vietnamienne!
Mercredi 1 août 2007 3 01 /08 /Août /2007 23:45

Jour 10 : Hoi An - Danang - Ba Me Thuôt


Encore une journée de transite pour nous! Mais des choses fabuleuses nous attendent, on quitte  Hoi An et son magnifique hôtel (peut-être le meilleur hôtel de notre voyage) avec beaucoup de regret...

En route pour Danang une ville importante du pays, l'infrastructure est récente, la position géographique de la cité est la suivante : au sud Hué et au nord Hoi An. Cette ville n'a cependant rien de comparable avec ces deux cités exceptionnelles chargées d'histoire. Avant de nous diriger vers l'aéroport de Danang, arrêt obligatoire au musée d'art Cham de la ville. Le bâtiment colonial s'ouvre sur un magnifique jardin arboré, l'air parcours librement la bâtisse c'est agréable on rêve tous d'un grand coup de vent bousculant la chaleur déjà installé de bon matin. Notre guide se charge de la visite, décidément il est époustouflant j'aimerai connaitre aussi bien mon pays que lui le sien ! Construit en 1915 par l'école française d’Extrême-Orient. Je me fais violence (pas comme dans les pagodes ou les temples, où je ne suis plus depuis quelque temps déjà les explications compliquées qui n'en finissent pas!). C'est un musée de renommé internationale alors c'est sacré (pour moi plus qu'une pagode ceux qui me connaissent comprendront) ! J'ai pris des notes, c'est une véritable révolution !
La civilisation Cham est mise en place au II° siècle, contemporain des Hindou, le peuple Cham est commerçant. En voyant la richesse du peuple Hindou, les Chams pensèrent que cette prospérité était d'origine divine. Ainsi ils se convertirent à l'Hindouisme. (Quel magnifique raisonnement pacifique, on aurait tellement pu s'attendre à un cupide génocide...). Sur les 54 ethnies constituant le peuple vietnamien, seul 100 000 Chams sont Hindouistes.


Les archéologues français du début du 20°siècle on découvert les pièces présenté dans la région de Danang .Les oeuvres couvre une période qui s'étend du VII° au XV° siècle.
Les statues, les bas reliefs les hôtels sont en pierre sombre (les bouquins parle de grès, dans mes notes j'étais partie sur du basalte...).
Plusieurs statues représentent Shiva et Vishnou (les 2 grands dieux Hindous). La statue à tête d'éléphant représente le fils de Shiva. Selon la légende : Ganesh, fils de Shiva est chargé de garder la porte de sa mère Parvati pendant l'absence de son père. Schiva est de retour mais Parvati est en train de se baigner. Ganesh interdit le passage à son père. Un duel familial s'engage, Ganesh a l'avantage. Shiva fait appelle à l'aide de Vishnou qui utilise l'illusion pour jeter la confusion dans le combat. Shiva décapite Ganesh avec son trident. Parvati arrive et demande la renaissance de son fils. L'armée de Shiva part alors avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu'elle rencontre .Ce fut un éléphant à une seule défense. Shiva assemble la tête du pachyderme avec le corps de son fils.
Ganesh est très populaire il est excellent gardien et apporte la réussite (on le trouve souvent à l'entrée des temples ou des maisons) 
L'hôtel de Tra Kieu est entièrement sculpté chaque face relate des épisodes du prince Ramayana.  Ramayana  est un jeune chevalier qui  doit gagner le cœur de sa bien-aimée en transperçant le figuré de Shiva  en tirant avec un arc magique...
Un fragment de pilier présente des danseuses toutes plus envoutantes les unes que les autres.
Une autre pièce marquante : le phalus, oui ce n'est pas une blague (au début je pensais que j'avais l'esprit mal tourné mais non apparemment c'est une comparaison d'expert...)


A la base de la religion les brahmanes sont  les premiers intermédiaires  entre l'homme et le divin, les buddhas sont eux même les serviteurs de Shiva et de Vishnou. La largeur de chaque élément et sa position traduit la hiérarchie religieuse.
La dernière partie du musée est consacré à l'art Cham du XIV° siècle en déclin. Les personnages sont des animaux  fantasmagoriques mi-éléphant mi-lion. Ces pièces sont très imposantes,  les représentations d'inspiration chinoise ont  perdues en mobilité et en finesse...
Danang abrite la première collection du monde d'art Cham (la seconde est au musée Guimet à Paris) !


Le musée possède une boutique aux ouvrages intéressants, par pure bêtise je n'ai pas acheté d'ouvrage récapitulatif de la collection du musée (c'était assez cher je crois, mais il aurait mieux value acheter un ouvrage et se priver d'autre souvenirs moins culturels et plus futiles, pour moi c'est trop tard mais ça me servira de leçon ...).
A la fin de la visite le guide nous laisse à la boutique et vaquer à notre guise dans le musée. Je crois que son exposé sur la religion Hindouiste à attisé la curiosité de quelques uns d'entre nous, pas mal de question sont posés en fin de  visite. Le bouddhisme est très mal connue par nous autres occidentaux, le guide qui n'est pas spécialiste nous conseil d'orienter nos futures recherches sur : Theravada (en effet il y a de quoi lire! ce terme correspond à l'origine (thera) de la doctrine bouddhiste (vada).)
Je pense que dans un futur assez proche je vais me pencher de près sur le bouddhisme, par curiosité et par intérêt profond pour cette façon de penser.
La matinée s'achève à l'entré du musée à l'ombre du frangipanier où le groupe peu à peu se reconstitue autour du guide.
Nous partons désormais vers l'aéroport de Danang pour découvrir  de nouvelles contrées plus rurales.


A l'aéroport je n'étais pas vraiment dans mon assiette je ne saurai  pas expliquer pourquoi... En attendant l'embarquement  je m'assoie et remarque  une petite  de 8 ans peut être accompagnée de sa mère et de sa grand-mère. La grand-mère tient devant le visage de la fillette une poche.  Cette situation qui me rappelle bien mes mauvais souvenirs me glace le sang. La petite est malade et on doit l'amener pour des soins...
Voilà l'avion qui nous ...emmène...c'est un coucou d'une cinquantaine de place maximum! Quelques compatriotes disent qu'on va être secoué... Pas le temps de réfléchir avant d'embarquer, donc pas le temps d'imaginer que l'on ne va peut être pas arriver en un seul morceau !
Le vol se passe sans problème, à peine plus secoué que dans un airbus. J'avais la chance d'être au hublot, le tapis cotonneux  blanc pur et le plafond bleu azur me plonge quelques instants dans un état de contemplation et de quiétude. A l'arrivée je croise le regard de la petite malade, sa mère lui tient le sac cachant la partie inférieur de son visage. Elle avait été malade pendant tout le vol. Cette scène m'avait  angoissé pour les deux heures qui suivaient... Pauvre gamine j'espère qu'on va la guérir et vite!


Une nouvelle guide nous attend à la sortie de l'aéroport, mais attention on garde l'ancien! C'est une personne qui connait bien la région, dès le début elle est très énergique. Elle est sympathique mais je préfère LE guide (il est super). A l'extérieur de l'aéroport le paysage est totalement différent de ce que nous avons pu découvrir jusqu'à présent ! Les cultures de thé, de café et d'hévéa ont remplacés les rizières. La couleur rouge du sol ferralitique fertile ne fait que nous rappeler que nous sommes en climat tropical humide. La chaleur est encore plus humide qu'a Danang.


Nous partons pour la visite d'un village des Hauts Plateaux nommé Akhoton.
D'après les explications de la guide, cette ethnie est assez riche... C'est assez paradoxal car les habitants vivent tous dans des cabanes en bois ! Leur richesse tient à un habitat leur prodiguant le nécessaire. Je m'explique : ces modestes demeures sont bâties au milieu d'une nature belle et généreuse. La visite de ce village nous permet de rencontrer une ethnie, ainsi que son habitat floristique (support de son alimentation). En effet, nous découvrons en détail la flore locale : les fruits du dragon (en fait fruit d’une cactée), les flamboyants, les agestrémias, les manguiers, les bananiers, les caféiers, les poivriers... Les superbes jardins très agréables apportent une certaine qualité de vie, une quiétude.


C'est au travers cette visite que j'ai su que notre guide avait un deuxième emploi! En effet sa "vrai profession" est pharmacien ! Sur les plantes il est intarissable! (normale qui soit super calé en bota!). Pendant environ 1 ou 2 mois, il quitte sa pharmacie (tenue par sa femme) pour sillonner le pays (avec nous en l’occurrence).
Comme d'habitude la visite ce fait à 300 à l'heure je veux prendre des photos et je n'ai pas le temps d'écouter!
Les maisons en bois sont sur pilotis, étroite mais très longue, leur accès se fait par une ravissante échelle sculptée dans un tronc d'arbre. La toiture est constituée de fibres naturelles et la charpente est souvent en teck ou autre bois dur. Comme dans le reste du pays et malgré l'éloignement de la civilisation, tel un anachronisme récurent  la télévision trône au centre de l'unique pièce de la maison ! Dans une des maisons un groupe de femmes tissent, je n'ai même pas le temps d'aller les voir, j'ai trop trainé pour prendre un énorme papillon noir posé sur un flamboyant!


A la sortie du village deux gamins jouent sur un vieux véhicule hors service ! Je leur demande de poser pour moi, l'un accepte l'autre non ! Ca me gène toujours autant de déranger les personnes dans leur intimité pour les immortaliser. Le petit est aussi gêné que moi, l'objectif l'intimide, je fais vite afin d'écourter notre supplice. Je le remercie, j'hésite à lui donner la pièce mais je ne le fais pas... Je n'arrive pas à être en accord avec moi même à ce sujet ! Faut-il le remercier de sa disponibilité par une pièce? Ou surtout ne rien lui donner pour ne pas qu'il demande l'aumône ! En même temps, je n'aime pas trop l'image du colon qui laisse généreusement 10000 dongs (0.50euros) au gamin qui joue pied nu à même le sol ! Je pense que c'est lui manquer de respect ! Il n'a rien demandé et c'est tout à son honneur. Je le remercie encore pour son effort généreux qui me procure encore aujourd'hui le même bonheur lorsque je croise son regard timide au milieu de centaines d'images  vietnamiennes.
Nous rentrons vers l'hôtel qui est certainement le plus modeste que nous ayons eu pendant notre circuit. Un genre de réunion militaire est organisé au premier étage... C'est décidé nous baptisons l'endroit :" Hôtel du parti "! Le soir nous sortons diner dans un restaurant de la ville. La lourdeur de la journée laissée envisager l'arrivée d'une sacrée averse, ce qui n'a pas loupé. La mousson s'est abattue exactement pendant le trajet à pied de l'hôtel au restaurant. On a mangé en t-shirt mouillé et pantalon dégoulinant! Que de sensations ce voyage, que de sensations... 

Par laetitia - Publié dans : voyageovietnam
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Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 23:49

Jour 9 : Hoi An

Le guide nous donne rendez vous devant l'hôtel dont, pour une fois, nous partons à pied ! C'est bien mais la chaleur est écrasante, heureusement le centre n'est pas loin ! Cette vieille ville est vraiment agréable, les routes sont assez large et surtout le centre est interdit aux voitures, idéal pour se dégourdir les jambes ! Pour accéder au centre ville, nous avons traversé un pont, apparemment ce n'était pas le seul qui traverse la rivière Thu Bon, mais l'autre était en plein travaux.


Une fois encore le guide nous abandonne, pendant une petite demi-heure. Nous pouvons nous perdre dans la vieille ville. Mais attention rendez vous devant le pont !Plutôt que de me promener en solo, je reste en compagnie des jeunes mariés, c'était plus prudent, car je ne fais qu'à moitié confiance à mon sens inné de l'orientation... Cette petite vadrouille m'a permis de constater que Hoi An allait être une de mes villes préférées !!! Dans toutes les rues, des boutiques avec des sacs, des estampes, du vestiaire à perte de vue... Sans exagérer : le paradis du shopping vietnamien ! Quel terrible bonheur, mon portefeuille n'allait pas en sortir indemne...


Hoi An ancienne Fai Fo n'est pas une débutante en se qui concerne le shopping et de manière général pour tout ce qui touche au commerce. Ancienne capital du royaume Cham, c'est un carrefour maritime important. En effet le Thu Bon relie le port de la ville à la mer de Chine. Le port reçoit des bateaux venus du monde entier. C'est ici que le jésuite portugais Alexandre Rhodes mit au point la latinisation de la langue Vietnamienne (avec des caractères romains et non plus des signes). Le christianisme fut diffusé dans cette zone. Ces échanges ont eu pour conséquence l'installation de communautés étrangères dans la ville : chinois et japonais ont laissé derrière eux des traces dans l'architecture unique de cette cité classé au patrimoine mondial de l'Unesco.


De retour au point de ralliement, le groupe entier s'avance vers le pont japonais. Ce pont date de 1593 !!! Il est assez court mais très large, il m'a parut très agréable de le traverser pour la bonne et simple raison qu'il est couvert !!! Cela devait faire plus d'une heure que je n'avais pas profité d'un peu d'ombre, la traversée s'est alors éternisée. À l'entrée et à la sortie du pont des statuettes de singes et de chiens symbolisent l'année de construction et d'achèvement du pont. Un peu après le pont, nous étions conviés à visiter la maison Phung Hung. Nous sommes reçus par le propriétaire des lieux, un homme d'un certain âge qui parle très bien le français. Cette demeure appartient à sa famille depuis 8 générations, elle a été construite en 1780. Elle a résistée aux inondations (qui sont assez fréquente dans la région lors des périodes de mousson). Elle repose sur 80 piliers de bois de fer (essence de bois imputrescible teck) qui repose sur du marbre. Son style est un savant mélange d'art vietnamien, chinois et japonais. Chaque détail commenté à été pris en photo !!!


Les chinois ont donnés la véranda intérieure. Les japonais ont  laissés une toiture à 4  pans avec tuiles yin/yang. Cette maison est la plus haute de la ville, à l'étage une trappe permet de hisser la marchandise depuis le rez-de-chaussée .A l'étage toujours, l'autel des génies protègent la maison. La décoration de la maison est très belle. A la fin de la visite, cet "humble" commerçant nous a présenté tout son artisanat (nappes brodées, objets en os, lithographies...). Pour finir un thé chaud servit dans de tous petits verres de la taille d'un verre de saqué a un goût qui s'apparente assez à de la tisane.

Quelques pâtés de maison plus loin, nous visitions une exploitation de vers à soies. Sur place au rez-de-chaussée de la maison, nous avons pu admirer le travail méticuleux des ouvrières produisant de splendides tableaux confectionné avec du fil de soies. Les artistes tisseuse s’inspirent d'une photographie. Elles reproduisent des paysages splendides ou toutes la nuance des couleurs est reprise par du fil dont la teinte traduit au mieux  la réalité. En moyenne un tableau de  45 par 30 demande un travail de 1 mois et demi. C'est un travail réellement admirable.


La technique est la suivante: 

-1 image de référence
-1 reproduction sur la toile support
- 1 mise en couleur par tissage.

Tous les fils sont tissés côte à côte, pour donner cet ensemble harmonieux de couleurs qui forme le tableau.


Dans une pièce au fond de l'atelier, nous avons eu l'explication  de la confection du tissus à partir du fil : deux types de métiers à tisser, un manuel et un automatique (certes plus rapide mais très bruyant).


A l'étage, explication et observation du développement du vers à soie. Nous avons pu  admirer l'artiste en devenir et en plein travail ! Cette visite me parut très ludique. C'est dans la boutique même qu'est installée la machine à dérouler les cocons ! Des dizaines de cocons plongés dans l'eau chaudes  sont déroulés en même temps pour  former un fils d'une finesse incroyable, à peine visible!
Enfin nous sommes arrivés dans la caverne d'Ali Baba : la boutique, un rêve ! Pour la première fois  je rentrais dans un commerce où le vestiaire est fait sur mesure ! La matinée allait se terminer en beauté par quelques cadeaux pour la famille et l'acquisition d'un haut en soie pour Bibi.


Après avoir déjeuné au bord du Thu bon, nous sommes partis pour une promenade au fil de l'eau ! On peut voir sur les clichés les filets de pêche étendu sur la rivière. Sur les rives la végétation est luxuriante, on croise parfois des vaches ou des buffles d'eau. Nous passons sous un pont en bambou assez "étroit" le conducteur de la barque rie sans arrêt, il laisse un membre du groupe conduire le bateau... le pont est resté en place ! Nous allons accoster en plein dans le marché qui s'étend sur les berges de la rivière!!! Au milieu de la foule colorée, le groupe se sépare, chacun est libre de visiter la ville et de faire ses emplettes.

Malgré la chaleur torride de cette journée, se perdre dans les rues de Hoi An a été un grand plaisir !  La ville  par elle même est très agréable les rues  sont larges et propres malgré la chaussée poussiéreuse. Les boutiques artisanales s'étendent à perte de vue, les gens sont souriants et aimables (pas comme en France !). Ce moment à encore été l'occasion pour moi de communiquer avec les commerçants et de pouvoir confirmer mon incompétence linguistique ! L'honorable commerçante me propose de faire ma commande pour 18 dollars sauf que moi je comprends 80 ! eighteen, eighty bref heureusement nous avons réglé l'affaire avec  papier et crayon... Quelle honte 8 ans d'anglais pour ça, j'ai au moins eu le mérite de faire bidonner la patronne et les employées! 


De retour à l'hôtel décrassage oblige, un petit tour dans la salle de bain s'impose, des voix et des rires assez proche m'intriguent. Par la fenêtre un tapis de verdure bouche la vue... Je sors avec mon appareil, c'est des voix d'enfants. Ma chambre est contre un terrain de football ! Un groupe d'enfant joue, super occasion pour prendre quelques clichés ! Je me prépare, mais un jeune homme vient à ma rencontre, c'est un des gardiens. Ils sont au moins une dizaine et font des rondes toute la nuit entre les bungalows de l'hôtel. J'essaie de  communiquer avec lui, il a 25 ans son père et son frère sont chauffeurs de taxi, on parle de foot, (mais si c'est la cadette de mes préoccupations, lui apparemment c'est son truc!). Bon évidement il s'appelle Nguyen... (Je ne sais même pas pourquoi je lui ai demandé... dans ce pays ils s'appellent tous Nguyen!)
Il est l'heure pour lui de reprendre sa ronde et pour moi de rejoindre le reste du groupe pour un repas en plein air sous tente dans le magnifique jardin  de l'hôtel. En fin de soirée, on apporte aux dépensiers leurs achats sur mesure qui ont été exécutés en quelques heures... (Ça laisse rêveur quand on pense au temps qu'on attend pour un petite retouche dans notre pays natal !). Une journée véritablement inoubliable s'achève! Hoi An, je reviendrai je le promets.   

Par laetitia - Publié dans : voyageovietnam
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 23:12
Désolé ,en ce moment je suis débordée depuis la reprise des cours .Donc j'ai décidé de terminer mon blog au calme pendant mes prochains congés (Noël, oui c'est loin, je sais !). Je vous dis quand même à très bientôt ! Merci de votre compréhension.
Par laetitia - Publié dans : voyageovietnam
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 18:16

Jour8 : Hué - Hoi an:

Visite de la citée impériale:

        La citadelle est fortifiée par des murailles, des fossés et des canaux sur plus de 10 km. Elle a été construite en 1804 par Nguyen Anh. La citée impériale est à l'intérieur de la citadelle. Le bus nous arrête non loin de la tour du drapeau, autrement appelée cavalier du roi. C'est un édifice surprenant, dont l'architecture m'a fait penser à la base d'une pyramide. Il est constituée de briques rouges comme les murailles me semble t-il. Au centre de cette base, à 37 mètres de haut flotte un drapeau national. En 1968, les viet-congs accrochèrent le drapeau du front de libération national. Autour du site sont disposé 9 canons qui symbolisent les 4 saisons et les 5 éléments.
        En face, la porte du  midi. Elle est ouverte en 5 endroits : l'entrée centrale surmontée de phénix était réservée à l'empereur.  De part et d'autre, le passage des mandarins, lettrés et militaire. Puis sur les cotés passaient les éléphants et les chevaux.
        C'est à cette porte que Bao Dai remis au gouvernement son épée de pouvoir, en 1945.  La porte ouvre sur une vaste cour. Un étang couvert de nénuphars et rempli de poissons rouges se laisse traverser par le pont d'or. Nous arrivons alors face au palais de la suprême harmonie, devant lequel 18 petites stèles marquent l'emplacement des mandarins. A l'intérieur du palais se trouve toujours le trône de l'empereur. Mon objectif a été plutôt attiré par le rendu extérieur, en particulier la toiture : les tuiles sont traditionnellement en forme de tube, mais elles sont ici de couleur jaune (couleur de l'empereur), avec des touches de vert (couleur des mandarins). Les dragons se posent majestueusement sur le sommet de l'ensemble. En sortant du palais, nous avons le choix entre pavillon Est ou Ouest. Ces deux parties sont rénovées en permanence par l'UNESCO. Notre visite continue à l'Ouest (ouf pas vers les pagodes !!!).Nous traversons de nombreuses cours vastes, séparées par des portes restaurées d'une beauté époustouflante, sculptées, peintes, travaillées avec de la céramique... Des décors qui doivent demander des heures de travail pour un résultat unique.  Nous visitons le temple des générations, enfin, le guide nous laisse libre de le visiter. Personnellement, je l'avoue, je n'y suis pas rentrée. Lors de la visite, la chaleur était telle que je n'avais pas le courage de quitter le pied de l'arbre qui me faisait de l'ombre. Du coup, j'ai pris la photo de la rangée de phénix qui se trouve juste devant l'entrée du temple !!! L'harmonie est   parfaite!!
        Je me relève enfin pour voir de plus près les 9 urnes dynastiques devant le pavillon de la splendeur, construit à la mémoire des mandarins qui ont rendu service aux empereurs Nguyen. Les 9 urnes fondues entre 1835 et 1837 mesurent 2 mètres de haut et pèsent 2 tonnes. Elles symbolisent le règne de chaque empereur Nguyen. L'urne centrale est dédiée au premier empereur de la dynastie. La visite se termine en vitesse comme à son habitude, le guide ne traîne pas. Au loin, un petit "spectacle" : un éléphant déguisé porte sur son dos une famille en costume traditionnel ...

Départ vers Hoi An,le col des nuages:

        Nous passons désormais par la route mandarine. Le trajet en bus est très appréciable, il me permet de me reposer (car durant le voyage on enchaîne les visites et le soir, j'ai tendance à me coucher assez tard...), il permet surtout d'admirer le paysage. Nous nous dirigeons vers la petite ville de Hoi an en passant par le col des nuages. Au sortir de Hué, la campagne est différente de la campagne du Nord. On traverse d'abord de nombreux village qui sont, il faut le dire, assez pauvre. La route n'est pas toujours goudronnée. Sur le trajet, comme toujours, beaucoup d'enfants nous font signes de la main. Après être sorti de la banlieue de Hué, la campagne s'étend sous un ciel sombre dans la direction on nous allons. La campagne est toujours aussi belle, on retrouve cette sensation d'immensité. A ma droite, les rizières a perte de vue mais cette fois, en arrière plan, on contemple la montagne dont le sommet est dans la brume. Ces monts de calcaire et de marbre sont vraiment caractéristiques de la région du centre. A ma gauche, la côte où l'on peut deviner la mer en regardant l'horizon.
        La route devient maintenant de plus en plus sinueuse, elle s'élève, accrochée au flanc de la montagne. Par la fenêtre, en face : un troupeau de nuage, en bas : le vide. Tout à coup, sur ma gauche, nous sortons de la brume est voilà la mer !!! Le précipice ressemble à un tapis végétal déferlant dans la mer, située à nos pieds ! C'est un paysage superbe, même s'il commence à pleuvoir. Le guide nous explique qu'autrefois, lorsqu'il y avait trop de brouillard, l'assistant du conducteur devait descendre du bus pour le guider sur la route, le trajet était alors très long. Par endroit la glissière de sécurité est arrachée, cela confirme les indications, la route est dangereuse... Le col des nuages doit son nom à ces brumes qui l'envahissent régulièrement. C'est le point le plus haut du pays : 496m. Plus nous avançons vers le sommet plus la pluie s'acharne...
         Nous arrivons au fortin datant de l'époque coloniale, il fut utilisé par les américains pour surveiller la côte. Seul les plus courageux ou les plus fous descendront du bus pour prendre 3 photos du panorama, qui devait être exceptionnel sans cette foutue couverture nuageuse !!!! Nous descendons alors vers Da Nang, troisième ville portuaire du pays (à vérifier). La ville fut occupée par les américains pendant la guerre ! Le guide nous a expliqué que beaucoup de bars s'étaient développés pendant le conflit. Certain américains après la guerre étaient même restés dans la région... Passé la ville de Danang, nous nous arrêtons sur une plage derrière un hôtel. C'est la première plage vietnamienne où je mets les pieds, le sable est très blanc et très fin. De la pinède borde la plage, des petites barques attendent la marée sur le sable, deux vietnamiennes se promènent sur l'estran. Encore un souvenir charmant...
        Sur le chemin nous découvrons les montagnes de marbre composée de 5 collines calcaires qui furent jadis immergées. L'extraction du marbre est une activité importante dans la région. Le mausolée de l'oncle Ho est d'ailleurs en marbre importé de la région. Le guide décide de nous faire visiter la grotte de Huyen Khong.
        Nous montons un escalier sculpté directement dans la roche, la chaleur est terrible !!! Au sommet, il faut slalomer entre les vendeuses de lampe torche, qui ne vendent pas vraiment leur lampe, mais qui les prêtent en espérant qu'à la sortie le touriste leur achètera une bouteille d'eau, (bref une stratégie commerciale hautement élaborée...qui ne marche cependant pas à tous les coups). Il  faut désormais descendre dans une grotte sombre, fraiche, qui dégage une forte odeur d'encens. Nous arrivons dans une salle obscure. Un faible faisceau de lumière  illumine le centre de la grotte. Ce  puits de lumière date de la guerre du Vietnam, un bombardement aurait paradoxalement apporté la lumière. L'atmosphère du lieu est suffocante, l'odeur de l'encens est trop forte. Sur les marches de l'escalier dont nous venons des statues colorées sont disposées face à face, elles encadrent notre arrivée. On trouve plusieurs autels et un petit temple est consacré aux génies (les brumes odorantes s'en échappent). Cet endroit ferait une boite de nuit gothique géniale ! Il faut désormais descendre les 118 marches, on s'arrête pour observer un panorama, manque de chance, la brume gâche encore la  vue ! Plus bas, un temple s'épanouit dans un jardin de bonzaïs, à ces pieds un magnifique bouddha en marbre blanc en position de méditation me laisse béate d'admiration, c'est la  plus impressionnante statue de pierre que j'ai pu voir au court du voyage. La blancheur du bouddha joue avec la lumière et avec notre esprits, il est céleste tout simplement ...

Sur le trajet de l'hotel, un nouvel arrêt, visite d'un atelier de sculpteur. La visite s'est surtout portée sur la boutique de souvenir! Mais nous avons quand même pu observer les artisans au travail. Le travail est minutieux : les statues sont lavées après chaque retouche à la scie circulaire. Le marbre, même ici, est très cher, en plus pas facile à transporter ! Domage le jeu d'échec vietnamien sera pour une prochaine fois!

Nous gagnons désormais l'hôtel, qui sera un des plus agréable de notre séjour.

Par laetitia - Publié dans : voyageovietnam
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /Sep /2006 18:59
JOUR 7 : Hué

Ville classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Les empereurs se sont succédés en marquant de leur empreinte cette ville, laissant derrière eux la citadelle et de nombreux tombeaux. Hué est  la ville culturelle du Vietnam.

La cité est également la capitale du chapeau conique :
Une personne confectionne en moyenne 2 à 3 chapeau par jour. Sur un cadre en bois de bambou de forme conique, on dispose les 17 cerceaux et les feuilles de latanier. L'ensemble est cousu au fil de nylon. Certains chapeaux sont vernis avec de la sève de pin, cet enduit les rend imperméables.
Cependant, personnellement, j'ai trouvé que les chapeaux de Hué étaient bien moins épais que ceux que j'ai pu acheter à Hanoï ou Saigon... Mais si vous recherchez un chapeau joliment brodé, c'est à Hué qu'il faut l'acheter !!!

Notre premier contact avec la ville de Hué débuta sur la rivière des parfums (la rivière qui coupe la ville en 2). Mais pourquoi rivière des parfums? Ce nom poétique était inspiré des effluves des plantes présentes sur les berges de Song Huong (nom viet de la rivière), il y a bien longtemps car aujourd'hui, la rivière a belle est bien perdue son parfum...

Sur l'eau calme, la vie s'organise dès le matin. Le village de sampans abrite des familles entières, qui vivent là à l'année! Décidément, Ha long, Hué, c'était chose commune les maisons flottantes!!! Ces bateaux sont regroupés amarrés les uns aux autres... C'était la première fois que nous observions des sampans.
Je n'aurai jamais pu penser que sous son air paisible, cette rivière débordait d'activité!!! Le trafic n'arrête pas. Les barques à moteurs transportent tout un tas de marchandises, mais aussi des gens qui voyagent d'une rive à l'autre, ou même du sable. Les bicyclettes dans les barques filent également sur l'eau!!!
Plus tard, dans la journée, la chaleur tombante étouffera l'activité débordante du fleuve qui reprendra le soir venu.
On peut remarquer de nombreuses barques chargées de sable. Les occupants de celles-ci plongent dans la rivière avec des paniers pour aller en creuser le lit. D'après le guide, ce travail est harassant et les ramasseurs ne gagnent presque rien à vendre leur sable.

Le bateau nous mène à la pagode de Thien Mu, sur la rive gauche. Cette pagode est également nommée "pagode de la vieille dame céleste". Nous accostons au pied d'une tour, haute de 7 étages, de forme octogonale. Elle est surélevée par rapport à la berge, des dizaines de marches nous séparent de l'édifice impressionnant. Les 7 étages correspondent aux 7 réincarnations de bouddha. Après avoir gravit l'escalier on découvre sur la gauche une grande cloche dont le son porte à 15 km à la ronde !!! On sonne encore quotidiennement les 108 coups qui symbolisent les 108 illusions de la vie. Sur la droite, une grande tortue de marbre soutient une stèle sur laquelle est écrite l'histoire bouddhique de Hué.
L'entrée de la pagode se situe derrière la tour. Un long portique percé de 3 portes nous donne accès au bâtiment, de magnifiques gardiens en pierre surveillent nos entrées et sorties. Dans le sanctuaire, le temple est gardé par un moine (je ne suis pas sure qu'il soit moine), il vérifie que chacun retire bien ses souliers à l'entrée. Je ne sait pas trop si nous avons la possibilité d'entrée... Le moine s'approche de Carla la prend par la main. Il lui montre la position de prière face aux 3 bouddhas du passé, du présent et du futur. Puis il cogne le grelot  à coté de lui pour que la prière de Carla soit entendue! Merci pour ce petit moment spirituel qui nous démontre la grande tolérance du bouddhisme.
Là encore, un jardin magnifique composé de bonzaïs, de fleurs de nénufar, de cycas, de poivriers, de carambolier... au fond du jardin, encore une charmante petite tour de 7 étages. A l'arrière de ce jardin on peut découvrir un cimetière avec des tombes importantes !!! C'est la première fois que j'ai pu voir cela au Vietnam, car nous avions pris l'habitude d'observer les tombes au milieu des rizières.
Dans la dernière partie de l'édifice que nous avons visité, vivent les moines! Au moment de notre passage ils sont en train de déjeuner ! Je n'ose pas les déranger, mais j'ai très envie de les photographier !!! Finalement je me laisse tenter ! Mais je ne prendrai pas de portrait ... Certain moines ne sont que des enfants! On peut voir la pièce où ils dorment à coté, en guise de lit une planche de bois... Ils consacrent leur vie entière à la prière. J'admire leur foi et leur recul vis à vis du monde extérieur.

Le marché de Hué :

Enfin une activité qui change des pagodes et des temples ! Je me suis inscrite dans ce circuit intitulé "route mandarine" sans réaliser que les visites seraient tant tourné vers les édifices religieux... Au marché, la rencontre avec les autochtones serait plus facile. Un des buts de ce  voyage était aussi une rencontre humaine (entre moi et un peuple différent) et non une simple visite sous cloche de verre. 
 Le guide décide de nous lâcher à l'entrée du marché, le rendez-vous est fixé 1h30 plus tard au même endroit. Le marché est très grand, mais je n'ai pas envie de suivre un groupe. J'ai l'intention de faire quelques achats...  Je m'élance dans les passages sinueux du "souk". Chaque petit vendeur possède son "box" où toute sa marchandise est présentée sur l'étale et  jusqu'au plafond! Vendeurs, vendeuses interpellent, sourient, proposent... Je m'enfonce encore dans le marché, je regarde les bibelots vendus à même le sol dans les allées un peu mois étroites. Je cherche du jade. C'est alors que je me fais accoster en français! Un vietnamien d'une trentaine d'années, qui parle dans un bon français.                                      
-"Tu cherches du jade?" Je sais ce que je risque mais j'accroche quand même à l'hameçon. Je suis trop curieuse de visiter le marché traditionnel accompagné d'un vendeur du pays. 
- "Oui, je cherche du jade."Il désigne les bibelots au sol et dit :
-"C'est du plastique, suis moi je sais où tu peux en acheter." On se perd alors un peu plus dans le labyrinthe, puis nous arrivons à des présentoirs de bijouteries à l'intérieur même du marché traditionnel. Mon rabatteur connait évidement la vendeuse. Il me demande ce que je recherche exactement. Je vois les pendentifs et je demande les prix. Il me dit de choisir d'abord, que le prix on verrait plus tard! Il m'explique que plus j'en prends plus les prix baisses !!! Ma famille est commerçante, alors je sourie un peu... Enfin, je réussi à obtenir le prix... C'est quand même pas donné. J'ai du mal à choisir, mais finalement je suis propriétaire de 2 pendentifs !!! Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement que le rabatteur aura sa commission sur mes achats!
  -"Maintenant, je vais te montrer ma boutique de vêtements, elle est en haut." J'essaie de ne pas le perdre, il se faufile partout, mais je le suis. On monte, (je n'avais pas remarqué qu'il y avait un étage!!!). En plus c'est l'étage des fringues !!! Des montagnes de tissu, de vêtements en soie et autre !!! C'est impressionnant. La boutique est la première au coin, je lui dit tout de suite ce que je recherche, il réussit à me vendre, un article supplémentaire, mais j'ai discuté le prix!

Il est l'heure de retourner au bus, je demande alors au vendeur où a t il appris à parler aussi bien notre langue, il me répond brièvement:
-" à l'école." Il n'est apparemment pas le seul à parler français ici! Je crois que le français est la seconde langue étrangère choisie à l'école, de nos jours. Peut être que je pourrai venir travailler ici un jour...qui sait !!

Le tombeau de Tuc Duc :

L'empereur Tuc Duc eut un long règne de 35 ans, durant lequel s'établit la colonisation française du pays. Il était apparemment sans pitié avec les opposants à son règne, il n'hésita pas à faire tuer sa famille qui s'était révoltée contre son accession au trône. Les chrétiens qui avaient participé à la révolte furent persécutés. Des sommes énormes furent  dépensées pour la construction de ce tombeau. Plus de 3000 personnes ont participé au chantier. Les conditions de travail étaient très dures. Les révoltes éclatèrent et furent réprimées dans le sang. Par exemple la révolte des pilonniers, les pillons qui servait à malaxer la chaux se sont transformés en arme contre les soldats de la garde impériale.
Malgré plus de 100 concubines, Tu duc n'avait pas d'héritier.
L'entrée du temple est très simple, mais au delà de la porte s'étend un grand bassin couvert de lotus. Le jardin est charmant : frangipanier, jaquier, longanier, litchi y grandissent... Une construction en bois sur pilotis servait de pavillon de pêche. Face au pavillon un grand escalier en trois partie, le centre pour l'empereur et sur les cotés passent mandarins, civils et militaires. La cour au sommet de l'escalier est encadrée par des mandarins de pierre, d'un éléphant et d'un cheval. Les statues sont de petite taille pour flatter l'empereur qui ne  mesurait  que1m45 !!! Ensuite après une stèle de marbre et un autre bassin, on accède au tombeau. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le lieu de repos est très simple, il est au milieu d'une cour fermée entouré de pins. On dit que l'empereur ne repose pas dans son tombeau mais dans la forêt de pins (ceci pour décourager les pilleurs de tombe). L'histoire dit que les soldats qui l'inhumèrent se donnèrent la mort pour ne pas divulguer l'emplacement exact.

Par laetitia - Publié dans : voyageovietnam
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